1 septembre 2016

Les odalisques de Matisse



« Quand Matisse est mort, il m'a laissé en héritage ses odalisques, et c'est mon idée de l'orient, bien que je n'y sois jamais allé. »

Matisse et son modèle à l’atelier, Photo de Cartier-Bresson, 1928


« les décors orientaux des intérieurs, l’apparat des tentures et des tapis, les costumes luxuriants, la sensualité des chairs lourdes et assoupies, la torpeur béate des regards en attente de plaisir, tout ce faste de la sieste porté au maximum d’intensité de l’arabesque et de la couleur ne doit pas nous faire illusion: l’anecdote en soi, je l’ai toujours repoussée, dans cette ambiance de relaxation alanguie et sous cette torpeur solaire qui baigne les choses et les êtres, une grande tension couve qui est d’ordre spécifiquement pictural, tension qui provient du jeu et des rapports des éléments entre eux.»