22 janvier 2016

Insultez-moi bien !

Renaud Camus, double autoportrait 2014 


On m’a traité de conspirationniste, je ne l’étais pas du tout, et je le suis devenu sous l’insulte : je crois que le remplacisme est un tout, et que la création de l’homme remplaçable répond à la poursuite mécanique des intérêts financiers d’une caste elle-même, déjà, post-humaine.

On m’a traité de raciste, je ne l’étais pas du tout, et je le suis devenu sous l’insulte : je crois à l’existence, à la beauté, à la nécessité et à la préciosité des races, et je pense que la proclamation de leur inexistence était un des fondements nécessaires du remplacisme, cette conspiration financière, post-industrielle d‘inspiration, et post-humaine d’effet.

On m’a traité d’islamophobe, je ne l’étais pas du tout, et je le suis devenu sous l’insulte : je pense que l’islam est une idéologie monstrueuse qui crée partout un malheur effroyable et une tyrannie sans nom, dont les fidèles reproduisent exactement les causes partout où ils en fuient les effets.

On m’a traité d’élitiste, je l’étais, et je le suis devenu plus encore sous l’insulte : je pense que la prétendue “démocratisation culturelle” détruit un à un tous les pôles de résistance culturelle et spirituelle au remplacisme, et qu’à travers l’enseignement de l’oubli et la diffusion de masse de l’indifférencié égalitariste elle fournit assidument la matière première de l’industrie de l’hébétude, cette fabrique globale de l’homme remplaçable, post-humain.

À présent, insultez-moi bien.  



Renaud Camus