24 juillet 2014

Le fils perdu ou l’enfant prodigue



Le retour du fils prodique par Rembrandt, 1669 

Un homme avait deux fils. Le plus jeune des deux dit au père : Père, donne-moi la part de patrimoine qui me revient. Il leur distribue le bien. Après pas beaucoup de jours, le plus jeune fils rassemble tout et part vers un pays lointain. Et là, il disperse son patrimoine en vivant hors du salut. Quand il a tout dépensé, survient une forte famine sur ce pays-là. Et lui, commence à manquer. Il va s’attacher à l’un des citoyens de ce pays-là qui l’expédie dans ses champs paître des cochons. Il désirait remplir son ventre des caroubes que mangeaient les cochons et personne ne lui donnait.  Il rentre en lui-même et dit : Tant de salariés de mon père ont des pains en surplus, et moi , ici de famine je suis perdu !  Je me lève et j’irai vers mon père et je lui dirai ; "Père, j’ai péché envers le ciel et à ta face. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme un de tes salariés."  Il se lève et vient vers son père. Il est encore éloigné, à grande distance, son père le voit : il est remué jusqu'aux entrailles. Il court se jeter à son cou, et le baise longuement. Le fils lui dit : Père, j’ai péché envers le ciel et à ta face. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils …  Le père dit à ses serviteurs : Vite, apportez une robe longue, la plus belle, et vêtez-le ! Donnez un anneau à sa main et des chaussures aux pieds.  Apportez le veau gras, sacrifiez-le, mangeons et festoyons : 
Mon fils que voilà était mort et il revit, il était perdu et il est trouvé. Ils commencent à festoyer. Son fils, l’aîné, était aux champs ; et comme, en revenant, il approche de la maison, il entend symphonie et chœurs. Il appelle à lui un des garçons et s’enquiert : Qu’est-ce que ça peut être ? Il lui dit : Ton frère est venu. Ton père a sacrifié le veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé.  
Il se met en colère et ne veut pas entrer. Son père sort et le supplie. Il répond et dit à son père : Voilà tant d’années que je te sers, et jamais je ne suis passé à côté d’un commandement de toi, et à moi, jamais tu n’as donné un chevreau pour qu’avec mes amis je festoie ! Et ton fils que voilà, qui a dévoré ton bien avec des prostituées, quand il revient, tu sacrifies pour lui le veau gras !  Il lui dit : Enfant, toi, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait festoyer et se réjouir parce que ton frère que voilà était mort, et il vit, perdu, et il est retrouvé !  


Évangile selon Saint Luc