18 novembre 2013

C'est tout



Van Gogh, harengs 


  « L'histoire infiniment lamentable du pauvre Van Gogh avant qu'il ne devînt la proie des lanceurs d'affaires picturaux, paraît tenir tout entière dans son séjour parmi les psychiatres, chez le docteur Peyron, à son asile de Saint-Rémy de Provence où il resta jusqu'en 1890. Une nouvelle crise alors le terrassa et il partit pour aller mourir à Auvers-sur-Oise. Toute la carrière du malheureux peintre s'édifie donc entre deux accès de folie. De toutes les peintures que j'ai pu voir du peintre hollandais, têtes ou paysages, je ne m'en rappelle pas une qui brillât par des qualités vraiment picturales que l'on pût sincèrement estimer remarquables. Elles ne se signalent que par la même facture exaspérée et maladroite. Un seul morceau représentant des harengs sur un plat de faïence ou de grès, m'a séduit par une chaleur de ton et une certaine verve de facture vraiment assez heureuse, très rare dans sa production. C'est tout. »


   Henry de Groux