20 mars 2017

le vent de mars...




Devant l'échoppe
Les presse-papiers sur les livres de peintures :
Le vent de mars !


 Kitô

16 mars 2017

Les coquelicots


Les coquelicots, par Claude Monet, 1873 

Me dijeron:
– O te subes al carro
o tendrás que empujarlo.
Ni me subí ni lo empujé.
Me senté en la cuneta
y alrededor de mí,
a su debido tiempo,
brotaron las amapolas 


Gloria Fuertes

13 mars 2017

Première hirondelle



Première hirondelle
dans le stade de base-ball
des milliers de places vides


 Imai Sei


19 février 2017

La chambre rouge


La chambre rouge, par Henri Matisse ,1908
Huile sur toile 180 x 220 cm vue en février 2017 à la fondation Vuitton (collection Chtchoukine)
 


« J’ai à peindre un intérieur : j’ai devant moi une armoire, elle me donne une sensation de rouge bien vivant et je pose un rouge qui me satisfait. Un rapport s’établit de ce rouge au blanc de la toile. Que je pose à côté un vert, que je rende le parquet par un jaune et il y aura encore, entre ce vert ou ce jaune et le blanc de la toile, des rapports qui me satisferont. Mais ces différents tons se diminuent mutuellement… Une nouvelle combinaison de couleurs succédera à la première et donnera la totalité de ma représentation. Je suis obligé de transposer et c’est pour cela qu’on se figure que mon tableau a totalement changé lorsque, après des modifications successives, le rouge y a remplacé le vert comme dominant  »   



Henri Matisse

5 février 2017

une folie à nulle autre seconde



Illustration du Misanthrope de Molière par Pierre Brisset


...Et c’est une folie, à nulle autre seconde,
De vouloir se mêler de corriger le monde.
J’observe, comme vous, cent choses, tous les jours,
Qui pourraient mieux aller, prenant un autre cours :
Mais quoi qu’à chaque pas, je puisse voir paraître,
En courroux, comme vous, on ne me voit point être ;
Je prends, tout doucement, les hommes comme ils sont, J’accoutume mon âme à souffrir ce qu’ils font ...


Molière


Le Misanthrope de Molière à la Comédie française, 2017  

29 janvier 2017

Les oiseaux sont des cons





Qu'ils sont cons les oiseaux.
...Qu'ils sont cons, les pauvres petits.
Aussi cons que les hommes, disent certains...
 ...D'autres affirment qu'ils le sont davantage.
Mon Dieu qu'ils sont cons les oiseaux, qu'ils sont donc cons.
Ah ! ces cons d'oiseaux, pauvres petits. 
Jamais vu plus con qu'un oiseau.
« Vous aimez les oiseaux, espèce de con?
- Faire l'oiseau ou faire le con, ça se ressemble beaucoup.
- Je t'en foutrai, moi, des oiseaux ! »
Bande d'oiseaux...
...Troupeau de cons.
Oui, ils sont terriblement cons, les oiseaux, plus cons que vous, même.
...Pauvres petits.
« J'ai rarement vu un cinéma plus grossier... et plus con !
Quel est l'oiseau qui a pondu cette connerie ?
- C'est un con.
- Comme un oiseau ?
- Oui, comme un oiseau.
- Il est con cet oiseau
- Oui, il est très con, plus con que vous.
- Plus con que moi ?
- Oui.
- Mon Dieu !
- Ça vole, un con ?
- Comme un oiseau.
- Ça chante, un oiseau?
- Comme un con.
- Certains oiseaux sont-ils moins cons que d'autres?
- Non, ils sont tous aussi cons les uns que les autres. 
- Vous en êtes sûr ?
- Je le sais
- Les oiseaux seront-ils toujours des cons?
- Oui, les oiseaux seront toujours des cons.
- Éternellement?
- Oui, éternellement. »
...Pauvres petits.
Pauvres cons.
« Les oiseaux font-ils des films ?
- Non, seulement du théâtre.
- Quel genre de théâtre ?
- Opéra bouffon.
- Et c'est con, l'opéra bouffon?
- C'est assez con.
- Ils sont sombres, les oiseaux.
- Oui, sombres comme des cons.
- Ils sont dignes, les oiseaux.
- Oui, comme des cons.
- Ils sont tendres, les oiseaux, pauvres petits oiseaux, pauvres petits cons. »
Les oiseaux sont des cons.


Chaval

17 janvier 2017

Del Amor y la Locura

L'Amour vainqueur ou L'Ingegno, par Giuseppe Maria Crespi, vers 1695-1700 


Cuentan que una vez se reunieron en algún lugar de la Tierra todos los sentimientos y cualidades de los seres humanos. Cuando el Aburrimiento había bostezado por tercera vez, la Locura, como siempre tan loca, les propuso: ¡vamos a jugar a las escondidas! La Intriga levantó la ceja intrigada y la Curiosidad sin poder contenerse le preguntó: ¿A las escondidas? y... ¿cómo es eso...? Es un juego, explicó la Locura, en el que yo me tapo la cara y comienzo a contar desde uno hasta un millón, y cuando yo haya terminado de contar, el primero de ustedes que yo encuentre ocupará mi lugar para continuar el juego. El Entusiasmo bailó entusiasmado secundado por la Euforia. La Alegría dio tantos saltos que terminó convenciendo a la Duda, e incluso a la Apatía, a la que nunca le interesaba hacer nada. Pero no todos querían participar: La Verdad prefirió no esconderse... ¿¿¿ Para qué??? ...si al final siempre la hallaban. Y la Soberbia opinó que era un juego muy tonto (en realidad lo que le molestaba era que la idea no hubiese sido de ella)... y la Cobardía prefirió no arriesgarse. “Uno, dos, tres...” comenzó a contar la Locura. La primera en esconderse fue la Pereza; como siempre tan perezosa, se dejó caer tras la primera piedra del camino. La Fe subió al cielo y la Envidia se escondió tras la sombra del Triunfo, quien con su propio esfuerzo había logrado subir a la copa del árbol más alto. La Generosidad casi no alcanzó a esconderse: cada sitio que hallaba le parecía maravilloso para alguno de sus amigos... que si un lago cristalino para la Belleza; que si una hendida en un árbol, perfecta, para la Timidez; que si el vuelo de una mariposa, lo mejor para la Voluptuosidad; que si una ráfaga de viento, magnífico para la Libertad. Y así terminó por acurrucarse en un rayito de sol. El Egoísmo, en cambio, encontró un sitio muy bueno desde el principio: aireado, cómodo... pero sólo para él. La Mentira se escondió en el fondo de los océanos... (Mentira, se escondió detrás del arco iris). La Pasión y el Deseo se escondieron en el centro de los volcanes. El Olvido... se me olvidó dónde se escondió el Olvido, pero eso no es lo más importante. La Locura contaba ya novecientos noventa y nueve mil novecientos noventa y nueve, y el Amor aún no había encontrado sitio para esconderse entre las flores. “Un millón”, contó la Locura, y comenzó a buscar. La primera en encontrar fue a la Pereza... a sólo tres pasos detrás de unas piedras. Después se escuchó la Fe discutiendo con Dios sobre Teología, y a la Pasión y al Deseo los sintió vibrar entre los volcanes. En un descuido encontró a la Envidia y claro, pudo deducir dónde estaba el Triunfo. Al Egoísmo no tuvo ni que buscarlo: él solo salió disparado de su escondite, que había resultado ser un nido de avispas. De tanto caminar sintió sed y al acercarse al lago descubrió a la Belleza; y con la Duda resultó ser más fácil todavía, pues la encontró sentada en una cerca sin decidir aún dónde esconderse. Así fue encontrando a todos: Al Talento, entre la hierba fresca... A la Angustia, en una oscura cueva... A la Mentira, detrás del arco iris, (mentira... en el fondo del mar). Hasta al Olvido, quien ya se había olvidado que estaba jugando a las escondidas. Pero el Amor no aparecía por ningún sitio. La Locura buscó detrás de cada árbol, bajo cada arroyo del planeta, en la cima de las montañas, y cuando estaba a punto de darse por vencida, divisó un rosal y pensó: “El Amor, siempre tan cursi, seguro se escondió entre las rosas”. Tomó una horquilla y comenzó a sacudir las ramas, cuando de pronto un doloroso grito se escuchó: Las espinas habían herido los ojos del Amor. La Locura no sabía qué hacer para disculparse: lloró...rogó... pidió perdón y hasta prometió ser su lazarillo. Desde entonces, desde que por primera vez en la Tierra se jugó a las escondidas, el Amor es ciego... y la Locura siempre lo acompaña.  



Mario Benedetti

10 janvier 2017

Les trois cribles

Socrate, ses deux épouses et Alcibiade par Reyer Jacobsz van Blommendael , 17ème siècle  


Platon raconte que quelqu'un vint un jour trouver le grand philosophe athénien Socrate (470-399 a.c.) pour lui dire: 
 — Sais-tu ce que je viens d’apprendre au sujet de ton ami ?
 — Un instant, répondit Socrate; avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, prenons le temps de les filtrer au moyen de "trois cribles". As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ? 
 — Non, j’en ai seulement entendu parler. 
 — Donc tu ignores si c’est vrai. Essayons le deuxième crible, celui de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami est-il bon 
— Ah non ! au contraire.
 — Donc continua Socrate, tu veux dire du mal de mon ami sans même savoir avec certitude si cela est vrai. Il reste le troisième crible: ce que tu veux m’apprendre est-il utile? 
 — Non, pas vraiment
 — Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bon, ni utile, pourquoi me le dire ? Moi, je préfère l'ignorer.  


25 décembre 2016

sacrifice à la douceur de vivre



« La croyance où nous gardons nos enfants, que leurs jouets viennent de l'au-delà, apporte un alibi au secret mouvement qui nous incite, en fait, à les offrir à l'au-delà sous prétexte de les donner aux enfants [...] Les cadeaux de Noël restent un sacrifice véritable à la douceur de vivre, laquelle consiste d'abord à ne pas mourir. »

15 décembre 2016

l'éternel voisinant avec l'éphémère




« ... le Mont-Saint-Michel jaillit au-dessus des herbes. Le Stupa magique était là. Et des nuées de passereaux explosant dans l'air salé jetaient leurs confettis pour le mariage de la pagode avec la lagune. C'était le mont des quatre éléments. À l'eau, à l'air et à la terre s’ajoutait le feu de ceux qui avaient la foi. Ces types du XIIe siècle n'avaient tout de même pas manqué d'audace d'avoir osé planter leur autel dans une fondrière, devant un système de purge d'eau, de remodelage des vases, de circulation des courants, de migrations d'oiseaux et de bruissements de roseaux ! C'était l'éternel qui voisinait avec l'éphémère. Mais il fallait comprendre que l’éternel résidait dans les échanges gazeux de la boue, les évacuations lagunaires et l'éclosion des larves. L'éphémère était la tentative de l'homme d’enraciner ses fables Sur des rochers. »   



Sylvain Tesson

 

8 décembre 2016

Il ne faut pas craindre la lumière du soleil

L'appel des cimes par René Magritte, 1942 


« Il ne faut pas craindre la lumière du soleil sous prétexte qu'elle n'a presque toujours servi qu'à éclairer un monde misérable. Sous des traits nouveaux et charmants, les sirènes, les portes, les fantômes, les dieux, les arbres, tous ces objets de l'esprit seront restitués à la vie intense des lumières vives dans l'isolement de l'univers mental. »   



René Magritte


5 décembre 2016

Bleu

Mark Rothko 1966, "Bleu"



La mer est comme un ciel bleu bleu bleu
Par au-dessus le ciel est comme le Lac Léman
Bleu-tendre 



4 décembre 2016

ne pas peser




«  Il faudrait ériger le conseil de Baden-Powell en principe : Lorsqu’on quitte un lieu de bivouac, prendre soin de laisser deux choses. Premièrement : rien. Deuxièmement : ses remerciements. L’essentiel ? Ne pas peser trop à la surface du globe.  »   



Sylvain Tesson

3 décembre 2016

in the gutter



Figure writing reflected in a Mirror par Francis Bacon, 1977


« Actually, I'm the most ordinary person possible. Its just that I like throwing myself in the gutter. Every artist wants to throw himself into the gutter. Its part of his life, its a necessity. You might say that I lead a gilded gutter life, I drift from bar to bar, from gambling place to gambling place, and when I don't do those things, I go home and paint some pictures. I am completely amoral. If I hadn't painted I would have been a criminal....I have always known life was absurb. Life is nothing but a series of sensations.......Life is so meaningless we might as well try to make ourselves extraordinary...I think of life as meaningless and yet it excites me. I always think that something marvellous is about to happen. How can I trap this transient thing? »



1 décembre 2016

je cherche à dire la vie...

Eugène Leroy "sans titre", 1993 


« Au fond, je peins quelque chose qui n'est plus le bouquet fixe mais toute sorte de choses très changeantes, toujours entourées des mêmes éléments mais qui changent aussi selon les heures du jour. Depuis deux ans, c'est ce que j'essaie de cerner dans la peinture. Je n'ai pas de sujet en tête, je cherche à dire la vie, mais surtout l'éphémère. Je voudrais dire en peinture ce que Rimbaud a dit avec des mots. Je ne sais pas pourquoi je dis tout ça parce que je n'ai pas de programme..  »   


Eugène Leroy
 

29 novembre 2016

je me lave l'âme



髪洗う すなわち 心洗いたく
kami arau 

sunawachi kokoro 
araitaku

Je me lave les cheveux
c'est-à-dire
que je me lave l'âme
 

 Seiho Awano